My sweet memories

DESCIPTION:
Titan est un monde qui se remet progressivement de la guerre.
6 ans après la proclamation de la nouvelle ère de paix, Hikaru Madahori, un jeune garçon de 10 ans, arrive mystérieusement dans une ville côtière. Personne ne sait d'où il vient, pas même lui. Pendant deux ans, il aide le comité de sécurité de la ville. Mais progressivement, son passé finit par le rattraper.
Voulant résoudre le mystère qui plane sur lui, Hikaru décide de partir en quête de ses souvenirs et découvrir ses origines.

RESEAUX SOCIAUX
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LECTURE
COMMENTAIRE

Prologue


Tokenai koori, 7h30 le ???.
L'aube se lève sur Tokenai Koori, laissant apparaître la silhouette des bâtiments glacés et des sculptures de glace scintillantes de la cité polaire. La neige a une fois de plus déposée son grand manteau blanc, faisant régner une aura de sérénité sur toute la ville. Seul des bruits de pas viennent déranger cette tranquillité. Il s'agit d'un jeune Homme, portant l'uniforme de l'armée locale :la Tokenai Koori Army . Il se précipitait en direction du majestueux Palais argenté de Tokenai Koori. Il s'arrêta prêt de la porte principale, essoufflé, et s'adressa à un garde.

Soldat : Excusez-moi, où se trouve le grand rassemblement... ?

Garde : Le rassemblement ? Il est aux portes de la ville. Si j'étais vous je me dépêcherai car ils ne devraient pas tarder à quitter la ville !

Soldat : Bien ! -Il Commence à courir- merci, j'vous revaudrais ça !


Portes de Tokenai koori, 7h35 le ???.
Le grand rassemblement était là, il y figurait plus d'une centaine de soldats, tous, armés jusqu'aux dents. Ils avaient été convoqués en urgence, le matin même, pour une mission de la plus haute importance. Même si en soit, c'étaient tout ce qu'ils savaient, car ont ne leur en avait pas dit plus, mis à part qu'il devait venir en gardant toutes leurs questions pour plus tard.


Soldat : –arrive très essoufflé- hh....hh ...

Soldate : Te voilà enfin !

Soldat : Hhhh...Désolé, j'ai eu un mal de chien à me réveiller ce matin !

Soldate : -fait un signe d'agacement- Peu importe, nous n'avons pas le temps pour tes explications vaseuses : le Commandant vient d'arriver !


A la vue du Commandant, l'ensemble des soldats se mirent en rang sans dire un mot.


Commandant : Bien le bonjour, membres de la brigade n°5 de T.K ! Avant de commencer quelconques explication, j'aimerais vous remercier d'être venue à cette mission, bien qu'elle fût organisée au dernier moment. Je trouve d'ailleurs incroyable qu'aucun d'entre vous ne soit arrivé en retard...

Soldat :...hum hum...Avions-nous le choix ?

Soldate : -donne un coup de coude à son voisin- Chut !

Commandant : Bien –remet sa cape correctement-, il est temps de vous énoncer la situation dans laquelle nous nous retrouvons. Hier soir, nous avons reçu un message de la plus haute importance nous annonçant que deux individus ont échappé aux filets de l'Ordre Séraphin. Seulement, ce sont deux criminels de 1ère catégorie, qui auraient liquidé à eux seul, deux escouades semblables à la notre ainsi que de nombreux civils. Nous pouvons ainsi dire qu'ils sont extrêmement dangereux. Notre devoir est de les arrêter au plus vite avant qu'ils ne fassent plus de victimes. –commence à marcher en longeant l'estrade- Ils ont été aperçu pour la dernière fois aux abords de la forêt des glaces, prêt d'un lac gelé. Mais nous n'avons pas plus d'information sur leur localisation. En revanche nous avons un profil assez détaillé pour chacun d'entre eux. Prenez-en note, je ne répéterais pas une seconde fois.

Soldats : Oui commandant!

Commandant : Nous savons qu'ils se suivent toujours de très prêt. Donc si vous apercevez un de nos deux sujets, attendez-vous à trouver le second à proximité. En revanche, si l'opportunité se présente à eux, ils tenteront de prendre la poudre d'escampette si je puis le dire ainsi. C'est pour cela que je vous demanderai de faire preuve de vigilance et d'endurance car ils sont très durs à courser.

Soldate : Bien...

Commandant : -s'arrête net et commence à réfléchir à voix haute- Quoique, maintenant que j'y pense, cela ne sera probablement pas nécessaire. Ça doit bien faire 3 jours qu'ils sont en cavales....hum...à mon amble avis, ils doivent être totalement épuisés.

Soldat : Épuisés ? Excusez-moi commandant, mais les fugitifs de la sorte sont entraînés à « gambader dans la nature » malgré eux non ? Selon moi 3 jours c'est bien insuffisant pour qu'ils soient rincés...

Soldate : -le fusille du regard- ....

Soldat : Heu...j'ai dit quelque chose de travers ?

Soldate : Tu parles comme un -se fait couper la parole-

Commandant : Ce qu'il dit est juste. Seulement, nos cibles sont deux cas particulier qui sortent vraiment de l'ordinaire. Mais laissez-moi poursuivre mes explications, vous comprendrez dans la foulé...

Soldats : Entendu !

Commandant : Passons à la description physique : l'un possède des cheveux noirs, l'autre les a argentés. Ils se ressemblent comme deux gouttes d'eau, excepté pour les détails dont je viens de vous faire part, ce qu'il laisse à supposer qu'ils sont frère. Actuellement ils sont couverts de blessures suite aux assauts mis en œuvres pour les capturer précédemment...De plus, il est important de rappeler qu'ils sont de faible constitution.

Soldate : Que voulez-vous insinuer par là ?

Commandant : En quelque mots, qu'ils sont frêles. Je dirais même qu'ils ont une allure de chérubins avec leur visage innocent. Ah et ils ne font pas plus d'1,57 mètre...Pour conclure je rajouterais que nos deux fugitifs n'ont pas plus de 10 ans.

Les derniers mots du Commandant installèrent le doute dans l'esprit des soldats de la brigade. Petit à petit, un bourdonnement se leva au sein de l'assemblé. Tous se lamentaient en se demandant si leur supérieur avait encore toute sa raison pour avancer de tels propos.

Soldate : Commandant, malgré tout le respect que nous avons pour vous, je crois que nous ne pouvons dignement pas croire en de telles sottises ! Certes, une pointes d'humour nous aurais fait le plus grand bien pour détendre l'atmosphère. Mais si cela était réellement une blague, permettez-moi de vous dire que c'étais de très mauvais goût et vous feriez mieux d'en venir aux faits au lieu de faire le plaisantin.

Commandant : Je vois... désolé pour vous mais ceci n'était en rien une plaisanterie. Bien que cela puisse paraître fou, nos deux criminels sont bel et bien des enfants de 10 ans. Malgré cela je compte sur vous pour ne pas les ménager car n'oubliez pas ce qu'ils représentent pour notre patrie. C'est pourquoi le Haut Conseil a décidé que leur sentence sera la mort.

Un silence pesant s'installe, tous semblent perturbés par l'annonce.

Soldat : -chuchote- Mon dieu ! Mais qu'ont-ils fait pour mériter cela ?

Commandant : Bien. Les explications sont terminées, l'opération va donc débuter. -Il lève son bras vers le ciel, le poing fermer- Pour TOKENAI KOORI !

Soldats : POUR TOKENAI KOORI !


Environ une heure plus tard, à proximité d'une étendu d'eau gelée. L'ensemble de la troupe prend part aux recherches, excepté le commandant qui se contentait d'encourager les troupes.

Commandant :- En criant- Allez ! Fouillez mieux que ça bande de fainéant !

Soldat : -en fouillant une série de buisson- C'est plus facile à dire qu'à faire ! Bon sang ! –s'arrête et s'étire-

Soldate :-d'un air sévère- Du calme. Ce n'est pas ça qui va t'empêcher de travailler. Alors contentes-toi de fouiller s'il te plaît.

Soldat : Bon bon... -se remet au travail-

Commandant : -en criant encore plus fort- Mettez-y le cœur à l'ouvrage soldats ! La sécurité du pays en dépend !

Soldat : Honnêtement je me demande s'ils sont si dangereux que ça nos deux « criminels » ? Pour ma part je trouve assez incroyable que l'on fasse tout se raffut pour deux gamins. 'Pas toi ? –se relève une fois de plus-

Soldate : -se relève elle aussi. Malgré le casque qu'ils portaient tous deux, il était facile de deviner qu'elle le fixait du regard et ce, sans dire le moindre mot- Peut-être où peut être pas. A vrai dire plus rien ne m'étonne : le monde dans lequel nous vivons est devenu totalement bancal. Même des soldats tels que nous se font chasser comme du vulgaire gibier. Et ceci sans réelles raisons.

Soldat : -la regarde fixement d'un air gêné.- Oh je vois ce que tu veux dire : tu parles de l'exécution publique de l'ancien colonel ?

Soldate : Oui entre autre... –regarde ailleurs-

Soldat : -réfléchit un instant- Oh excuses-moi ! Je ne savais pas que tu me parlais de « ça » ! –se gratte la nuque nerveusement-

Soldate :-elle s'éloigne- Inutile de t'excuser. Reprend plutôt ton travail.

Soldat : Où vas-tu comme ça ?

Soldate : Je vais fouiller un peu plus loin. Fini donc de t'occuper de ceux-là.

Soldat : Bon d'accord...


Il se remet à l'ouvrage pendant environ cinq minutes, quand tout a coup. Un bruit suspect l'interpelle. Non loin de là dans un fourré, il entend une succession de petits craquements. Probablement des branches qui se brisaient sous un poids important. Peut-être était-ce un animal de la forêt alentour. Mais pour en avoir la certitude, il se devait d'aller vérifier par lui-même. Par précaution il dégaine la dague accrochée à sa ceinture et s'approche doucement de sa trajectoire. Une fois à la bonne distance, il s'empare d'une branche du buisson et la rabat rapidement sur le côté. Et, à sa grande surprise, ce n'était pas une bête qui se trouvait là. Non. Il s'agissait d'un des jeunes hommes qu'ils recherchaient. Le garçon aux cheveux argentés précisément. Quand l'enfant se rendit compte que le soldat qui se trouvait devant lui tenait une arme, il bondit vers l'arrière et s'enfuit dans la direction opposé.

Soldat : Eh ! Attend reviens ! Mince, il est déjà loin ! –il appui sur un bouton de son casque- Alerte ! Soldat Matricule B5-23 a trouvé la cible !

Voix répondant dans son casque: Appel reçu, nous nous empressons de vous rejoindre. Pendant ce temps, essayez d'immobiliser notre objectif.

Soldat : Entendu !


Il range sa dague pour la remplacer par une arme à feu, rapidement le reste de la brigade le rejoint. Ils se mettent à courser le jeune garçon qui arrivait à peine à les distancer. Quelques dizaines de mètres plus loin, le second fugitif attendait adosser contre un arbre. Il esquissa un sourire en voyant son ami revenir mais il s'effaça rapidement lorsqu'il aperçut la horde de soldats armés jusqu'aux dents qui poursuivait son camarade.


... :-se lève d'un bond- Hikaru! Je croyais t'avoir dit de faire attention !


Le prénommé Hikaru s'arrête à son niveau. Il était essoufflé et tenait à peine sur ses deux jambes.


Hikaru : Je suis désolé... !

... : – il commence à courir-Gardes tes excuses pour plus tard ! Si tu ne cours pas tu es un homme mort !


Hikaru ne tarde pas à reprendre sa course. Mais malheureusement, la fatigue commence à prendre le dessus ce qui a pour conséquence de le ralentir petit à petit.


... :- en constatant que Hikaru s'éloigne progressivement de lui- Que fais-tu ? Dépêche-toi !


Hikaru tente d'accélérer mais dans son élan il ne voit pas une racine d'arbre gelée ressortir du sol et s'accroche à son pied, le faisant tomber de tout son poids sur le sol. Dans sa chute sa cheville craque brièvement. Provoquent une atroce douleur parcourant toute sa jambe et un long frison parcourt le long de sa colonne vertébrale.


Hikaru :- à terre et se recroqueville- Argh !

... :-en voyant Hikaru à terre- Qu'est-ce que tu attends pour te relever ? Ils vont bientôt nous rattraper ! Vite !

Hikaru : N-non !...Ma cheville me fait beaucoup trop mal. Cette fois je crois bien que c'est fini.

... :-stoppe aussitôt son avancée- Décidément tu as vraiment un don inné pour te mettre dans le pétrin. -s'approche de lui et tente de dégager son pied-

Hikaru : Laisse-moi ici. Je n'aurai pas tenu un jour de plus de toute façon.

... : Hors de question ! Tu crois vraiment que je vais t'abandonner ici ? Alors que nous sommes si près du but ?


Hikaru le regarde bouche bée. Il ne sait si c'est la douleur qui engendre cela mais les larmes lui montent aux yeux sans qu'il puisse les retenir.


Hikaru : Merci....

... : Au lieu de pleurnicher, aide-moi plutôt à briser cette fichue racine. Ce n'est quasiment plus que de la glace, si nous y mettons toutes nos forces nous devrions la casser facilement.

Hikaru : D'accord !


Ils attrapent tous les deux la racine et tire simultanément dessus de toute leurs forces. En un instant, elle se brise en une multitude de petits morceaux.


Hikaru : On a réussi !

... : Oui. Maintenant allons-y avant que-


Il était trop tard. Les soldats les avaient déjà rattrapés et certain avaient déjà braqués leur arme sur eux.


... : M-mince.

Hikaru : V-va-t'en vite « ... » ! Tu peux encore courir !

... : ...Non c'est trop tard. Ils nous ont déjà encerclés. Haha....


Hikaru était désemparé tout comme son camarade qui tentait de masqué sa peur par un sourire.


... :-avec un grand sourire- C'est vraiment dommage que tout se termine ici. J'aurai tellement aimé arriver jusqu'à « là-bas ».

Hikaru -tremble- :... « ... ».


Une succession de « clic » se fait entendre : les soldats venaient de charger leur arme. Et tout d'un coup une détonation. Puis une autre. Chacune de ces balles se dirigeaient vers l'un des deux enfants. Dans un dernier effort, le garçon aux cheveux noirs s'empresse de pousser le jeune Hikaru lui permettant ainsi de l'éviter. Mais pour lui en revanche il était trop tard. La balle l'avait atteint en pleine tête. Il meurt sur le coup et tombe à terre, à côté de son ami qui le regardait impuissant en train de se vider de son sang.


Hikaru : -horrifié-... « ... »..... « .... » ? Répond moi ! S'il-te-plaît ! –il commence à pleurer-...Bande de monstres ! Vous l'avez tué !

Soldate : C'était le prix à payer. Vous avez tous deux transgressé les lois du Grand Conseil. Votre sentence est la mort, tel est l'ordre du Haut Juge.

Soldat : -tremblant en regardant la scène macabre- : C'est vraiment horrible....

Soldate : -se retourne vers ses collègues- : Ah. Achevez le deuxième ! J'ai horreur de voir un enfant souffrir comme ça.



Deux soldats s'avancent vers Hikaru. Ils braquent tous deux leur arme vers sa tête. Un autre soldat se détache et lève son bras vers le ciel. Il allait leur donner le signal pour tirer.

Soldat au bras levé : 3....2...1...Feu ! –abaisse son bras-




Dans l'instant qui suivit la détonation. Il n'y avait plus le moindre bruit, plus la moindre lumière. Tout c'était fini en l'espace d'un bref instant.

Chapitre 1


Avant de commencer cette histoire il serait préférable de vous avertir. Vous allez vous rendre en un monde qui n'est pas le vôtre. Ce monde s'appelle Titan.
Je serais en quelque sorte votre guide vers ces contrés inconnues. Le nom que l'on m'attribue est Omnis, celui qui sait tout. Bien que vous ne me voyez, ne me sentez ou ne m'entendez pas, je suis là. Je suis toujours là. Je siège quelque part dans un lieu qui vous est inaccessible. Il fut un temps où j'étais parmi les humains résidant sur Titan, mais cela remonte à fort longtemps.
Titan se trouve quelque part au fin fond des cieux. C'est une terre qui présente bien des similitudes avec votre planète bleue. Mais il y a un élément qui fait toute la différence : le mana. Cette force spirituelle plus communément appelé magie est présente sur titan depuis la nuit des temps. Bien longtemps après son apparition, l'Homme découvrit cette force prodigieuse. Certain était pour son utilisation, d'autre non. Ce qui provoqua de nombreuses divisions au sein du peuple Humain. Tous se regroupaient en ordre et défendaient leurs opinions. Le plus célèbre d'entre eux se nommait l'« Ordre séraphin » et défendait la magie. Rapidement, l'Ordre réussit à s'imposer sur titan grâce aux forces mystiques et chaque jour, il devenait de plus en plus puissant, balayant sur son passage ces opposants dans de longues traînés écarlates. Leurs adversaires tentaient tant bien que mal à les repousser, en vain. Ils avaient beau essayer, ils étaient incapables de leur résister même avec la meilleures des stratégies. Sans magie, c'était peine perdu. Ainsi ils décidèrent de concentrer sur la recherche d'un armement plus puissant. Et quelques décennies plus tard, ils pouvaient enfin rivaliser avec l'Ordre séraphin. De nombreuses batailles s'en suivirent : L'Ordre cherchait à conserver ses territoires quant aux autres, ils cherchaient simplement à récupérer ce qui leur revenait de droit : leur liberté et leurs terres. Pendant des siècles, la bataille perdura.
Un jour, tout semblait s'être enfin arrêté. Les Ordres c'étaient alliés pour faire régner la paix. Mais cela ne dura pas. Quelques années plus tard, une nouvelle menace apparue ravivant les braises des anciennes batailles pour ce déchaîner de nouveau, cette fois-ci de la manière la plus violente qui soit, sur les habitants de Titan. Vous l'aurez sans doute compris, Titan a longtemps été déchirer par un fléau appelé « guerre ».

Notre récit débute donc sur Titan. Dans une ville-état du nom d'Espoir, elle se situe sur le continent Ouest à proximité de la mer et est plus ou moins indépendante du nouvel Ordre. Elle fut créée 8 ans avant l'arrêt des combats et s'est depuis, développée à une vitesse fulgurante. L'endroit qui va nous intéresser le plus se trouve sur la rive-est. Dans un étrange bâtiment où les façades semblent recouvertes de pierres argentées. Tout en haut de celle-ci, au niveau du clocher, ce trouvait une jeune femme. Elle portait un costume, c'était celui que portais les prêtresses de la région lors des offices du soir. Elle se tenait à côté de quelque chose. Une sorte de drap bleu dont les extrémités étaient brodées de fil doré. Elle le poussait légèrement avec sa main. En réalité, elle essayait de réveiller un jeune garçon qui s'était assoupi là quelques minutes auparavant. L'enfant était recouvert par l'étoffe bleue mais une ouverture laissait entrevoir son visage : il avait une peau très claire, de fins cheveux argentés et de long cils qui entouraient ces yeux endormis.

Prêtresse : Monseigneur Madahori, réveillez-vous ! Vous êtes attendu !

Le jeune garçon ouvre les yeux avec difficulté. Il s'assoie et marmonne quelques mots. Ces cheveux s'étaient décoiffés et d'imposantes cernes englobaient ses yeux comme s'il n'avait pas dormit depuis bien longtemps. Il reste immobile, prend une profonde inspiration et se retourne vers la jeune prêtresse en souriant.

Mr. Madahori : Merci de m'avoir réveillé Helena. Je ne m'étais même pas rendu compte que je m'étais endormi ! J'espère que mes supérieurs ne vont pas être mis au courant sinon ça va chauffer pour moi...

Il se lève, remet ses cheveux en ordre et secoue le drap qui se trouvait être une veste de l'uniforme du comité de sécurité d'Espoir. La jeune Helena s'empresse de le suivre. Elle le regardait d'un air inquiet. Le voir dans cet état n'était pas courant.

Helena : Mr .Madahori ? Vous m'avez l'air...Comment dire...Amorphe. Vous ne serez pas surmené à cause de votre travail ?

Mr. Madahori : Oh mais ce n'est rien, seulement un mauvais rêve. D'ailleurs je dois vite rejoindre l'escouade. Je suppose qu'ils sont à l'entrée n'est-ce pas ?

Helena :...Oui...Mr.Madahori ?

Mr. Madahori : Hum ?

Helena : N'oubliez pas que les cauchemars sont de mauvais présages. N'hésitez pas à en parler si besoin.

Mr.Madaori : -il lui sourit- Oui ne t'inquiète pas !

Il la salue et emprunte un escalier en colimaçon qui menait au rez-de-chaussée de la tour. Il descend à vive allure tout en nettoyant les médailles de son uniforme.
Mais qui était ce garçon au juste ? Il se nommait Hikaru Madahori, ou du moins c'est ainsi que tout le monde l'appelait. Car il est arrivé à Espoir sans même savoir qui il était. Il n'avait pas de parents connus. Il était seul, blessé et sans le moindre souvenir en tête. Personne ne savait d'où il venait. Mais le plus étrange s'est que ,malgré son jeune âge, ce garçon possédait un potentiel magique hors du commun.

Il fut rapidement recueilli par la plupart des habitants de la cité état. Bien qu'au début, ils le craignaient. Ils avaient peur du mystère qui entourait son arrivée. Certain se demandait s'il n'était pas un de ces « génomes » mis en place par l'Etat pour servir de machine de guerre destructrice. Mais il n'en était rien. Après une série de test, il fut démontré qu'il était tout ce qu'il y a de plus humain. Au fil du temps, des histoires en tout genre avaient vu le jour concernant Hikaru. La plus connu étant une légende racontant qu'Hikaru est un être envoyé des dieux dans le but de protéger la ville. A partir de la, il fut considéré comme le «Gardien d'Espoir ».

Le voilà arrivé dans un hall imposant plongé dans l'obscurité. Il n'y a personne à l'horizon.


Hikaru : Ne me dites pas qu'ils sont partis sans moi ?

Dans l'ombre d'un doute il décide de sortir du bâtiment. Il descend les quelques marches d'escalier et longe l'allé principale qui était recouverte par un toit décoré par une succession de voûtes en arc de cercle. Il observe les alentours. Toujours rien. Même les gardiens n'étaient pas à leur poste. Cette tranquillité était des plus suspectes. Bien que cette tour s'avérait être un temple, il y avait toujours un va et vient perpétuel entre l'autel principal et le rez-de-chaussée. Ce soir-là il n'y avait rien. Pas le moindre bruit.

Hikaru : Hmm....ça n'annonce rien de bon...

Hikaru était mal à l'aise. Il n'aimait pas se retrouver dans un endroit comme celui-ci en pleine nuit. Bien qu'il ne l'avouait pas, Hikaru croyait encore aux fantômes et autres créature de l'enfance. Il avait beau être le puissant « gardien » de la ville, cela ne l'empêchait pas d'avoir ses peurs, après tout, il ne fallait pas oublier qu'il n'avait que 12 ans

Hikaru commençait à trembler nerveusement. Ce silence de mort lui donnait des frissons qui le traversaient de part en part. Il avait des sueurs froides en constatant que les lumières du vieux couloir commençaient à faiblir. Et s'il se retrouvait plongé dans l'obscurité dans ce temple lugubre ? Quelle horreur ! Il se raisonna à avancer, de toute façon, en avait-il le choix ? Il parcourt une dizaine de mètre quand il entend un bruit étrange. Il s'arrête brusquement et s'empresse de regarder dans la direction du bruit suspect. Il s'approche prudemment et s'aperçoit que de nombreux morceaux de verre brisés jonchaient sur le sol en pierre. Une ampoule venait d'éclater laissant le bout du couloir dans les ténèbres de la nuit. Hikaru fit un soupir de soulagement en constatent que ce n'était pas un esprit frappeur qui s'apprêtait à l'attaquer furtivement.
Tout d'un coup, il sent une main se poser sur son épaule. Il sursaute, pousse un cri strident, fait un bond en avant et se retourne dans la foulé. Un homme de taille moyenne se tenait devant lui, il avait des yeux couleurs émeraudes, des cheveux châtains clair légèrement ébouriffés (malgré une tentative de coiffure raté) et regardait Hikaru d'un air amusé.

Hikaru : No-Nomura ?! Ouf ! Ce n'est que toi !

Nomura : Comment ça ce n'est que moi ? A quoi tu t'attendais ?-il le fixe avec de grands yeux-

Hikaru : R-rien !

Nomura ou plutôt de son nom complet, Nomura Madahori, est l'ambassadeur des « Enfant d'Espoir » un organisme qui contribue à soutenir les enfants ayant perdu des membres de leur famille lors de la précédente guerre. Du haut de ces 19 ans, il parvient à diriger cette organisation avec brio. Il est le premier à avoir soutenu la cause d' Hikaru et l'as pris presque immédiatement sous son aile. C'est d'ailleurs pour cela que Hikaru porte le nom de « Madahori ».
Nomura faisait notamment partit du comité de sécurité d'Espoir (bien que cette fois-ci il se semblait pas porter l'uniforme), il ne possède aucune capacité sortant de l'ordinaire mais il reste cependant un combattant hors-pairs faisant partit des « élites » de la ville.


Nomura : Hmm...Hikaru, j'ai rêvé ou bien je t'ai entendu crier ?

Hikaru : P-Pas du tout !

Nomura laissa échapper un petit rire, même si Hikaru prétendait le contraire, il s'avait pertinemment que c'était un petit froussard.

Hikaru
: -regarde par-dessus l'épaule de Nomura- Tu es venu seul ? Je croyais que nous devions être trois pour cette mission ?

Nomura : En quelque sorte oui, Yun m'a accompagné jusqu'à l'entrée mais elle m'a déclarée qu'elle préférait emprunter un autre chemin pour parvenir jusqu'ici...Je me demande par quel raccourcie elle va bien pourvoir passer : il n'y a qu'un seul moyen pour parvenir au temple...A moins qu'elle ne sache voler...D'ailleurs maintenant que j'y pense, elle avait quelque chose à te remettre.

Hikaru : Ah bon ? Qu'est-ce que c'est ?

Nomura : Tu verras en temps voulu ! Pour l'instant concentrons-nous plutôt sur notre travail tu veux ? –il le regarde avec un grand sourire tout en fouillant ces poches-

Hikaru : Soit...Hum ? Qu'est-ce que tu cherches ?

Nomura : Ma montre à gousset...C'est que... tu comprends...il serait regrettable que nous commencions notre missions en retard ! –il rit nerveusement en continuant sa recherche-

Hikaru : Ta montre à gousset ? Je ne comprends pas pourquoi tu t'entêtes avec cette antiquité alors qu'elle ne fonctionne plus depuis des lustres !

Nomura : -gêné, il rougit nerveusement- Mais enfin qu'est-ce que tu racontes ? Elle marche parfaitement cette montre ! C'est juste que tu ne sais pas lire l'heure petit ignare !

Hikaru : Si c'est le cas personne ne sait lire l'heure dans cette ville...Vieux sénile.

Nomura : C'est moi que tu viens de traiter de vieux sénile ? Non mais je vais te montrer moi que cette montre marche parfaitement !

Il secoue frénétiquement ces poche mais rien n'y fait, il ne trouve pas sa montre-
En plus d'être quelqu'un vivant 100 ans en arrière (voir plus), Nomura à une sainte horreur d'avoir tort. Même s'il sait qu'il n'a pas raison il n'assumera jamais la chose. Par ailleurs, il est très pointilleux en ce qui concerne l'heure, il ne supporte pas de perdre son temps. L'avantage, est qu'il est très ponctuel.
Mais le plus étrange, c'est qu'il a toujours sur lui cette fameuse montre à gousset qui, comme l'a dit Hikaru, ne donne pas l'heure. Tout son entourage ce questionne sur la véritable utilité de cette vieillerie. Peut-être est-ce simplement un porte-bonheur ou un héritage de famille. Mais dans tous les cas, cet objet reste un mystère pour beaucoup d'individu.

Nomura avait la main plongée dans les poches de sa chemise qu'il fouinait avec ardeur. Pendant ce temps, Hikaru le regardait d'un air déconcerté. Comment pouvait-on montrer autant d'instance pour de telles broutilles ... Soudain. Hikaru senti une pression sur son coup, une sorte de tissus se resserrer peu à peu autour de celui-ci. Avant qu'il ne puisse prendre le temps de réagir, l'étoffe était déjà en train de l'empêcher de respirer. En y regardant de plus près, Hikaru se rendit compte qu'il ne s'agissait pas d'un simple foulard mais d'une écharpe. C'était son écharpe. Qui pouvait bien lui faire cela ? Et pourquoi Nomura ne réagissait même pas ? Hikaru saisi avec difficulté un bout de l'écharpe et le tira de toutes ses forces.


Hikaru : -cri à plein poumons- Nomura ! Vieille branche ! Tu ne vois pas que je suis en train de me faire agresser ? Aide-moi bon sang !

Nomura fit une grimace en entendant ces appels à l'aide, mais il poursuivi malgré tous ces recherches. A la grande surprise d'Hikaru, son agresseur pris la parole alors qu'il, ou plutôt devrais-je dire elle, retenait Hikaru qui se débattait avec difficulté.

L'Agresseur : Agresser ? Mais de quoi parles-tu Hikaru?

A cet instant précis, Hikaru compris avec qui il avait à faire. C'était la fameuse Yun, l'autre membre qui devait les rejoindre et visiblement, elle n'avait pas conscience du mal qu'elle lui faisait endurer. Remarque, il n'y avait rien d'étonnant à cela : la jeune Yun était réputée pour avoir une force physique redoutable semblable à celle d'un grizzli affamé et une délicatesse qui ne donnait rien à envier à celle de la pire brute épaisse des bas-fonds d'Espoir. Elle n'était pas mauvaise pour autant, c'est juste qu'elle avait du mal à se canaliser.

Yun fini par lâcher prise, elle semblait contrariée. En même temps, elle n'avait nullement l'intention d'offenser Hikaru. Elle voulait simplement lui faire une surprise en lui rendant sa précieuse écharpe. Même si cette écharpe semblait assez étrange (elle était bleue avec un pompon à chaque extrémité) Hikaru y tenait énormément. C'était le seul bien rattaché à sa vie passé. Il s'en séparait que très rarement et exceptionnellement il l'avait confié à une certaine Emily dans le but de la recoudre (et oui avec le temps elle commençait à se dégrader).

Yun resserra les rubans rouges qui retenaient ces longs cheveux noirs et s'excusa auprès de son ami. Pendant ce temps, Nomura avait enfin mis la main sur sa montre à gousset. Il la fit tournoyer pendant quelques instants et l'ouvrit pour consulter l'heure. Et visiblement, ils avaient dû dépasser l'heure de commencement de leur mission puisque Nomura était devenu presque instantanément aussi pâle qu'un mort. Ils s'empressèrent de quitter les lieux afin de mener à bien leur mission.

Mais en quoi consistait-elle au juste ? Rien de bien compliquer : ils devaient simplement veiller à ce qu'Espoir soit une ville sûre. Il leur arrive de devoir remettre à leur place des voyous un peu trop turbulent mais rien de plus. De temps à autre, ils doivent s'occuper de la protection de la famille ayant fondé cette ville : La famille Felicini. Une riche et puissante famille de l'Ordre Séraphin ayant créé Espoir presque sur un coup de tête. Leur présence se fait rare mais elle donne généralement bien du fil à retordre aux membres du comité de sécurité puisque les jours de visites, tout doit être absolument parfait.

Mais ce soir-là, ce n'était pas le cas. Non. C'était une soirée tranquille, à tel point que nos trois héros purent s'arrêter dans les galeries des quartiers riches d'Espoir. Ces quartiers se faisaient appeler « les quartiers blancs » du fait que, contrairement au reste de la ville, tous les bâtiments y étaient hauts, d'une architecture sophistiquée et d'une blancheur éblouissante.
Hikaru, Yun et Nomura c'étaient donc arrêtés dans une pâtisserie pour y trouver de quoi dîner. Hikaru, grand amateur de pâtisseries qu'il était, ne put s'empêcher de dépenser la totalité de l'argent qu'il avait en poche dans l'achat de sucrerie en tout genre.


Yun : -d'une voix grave- Hikaru sombre idiot ! Quand vas-tu enfin comprendre que c'est jeter de l'argent par les fenêtres ce que tu fais !

Hikaru : Qu'est-ce que tu racontes ? Je n'ai presque rien pris aujourd'hui. Et puis tu auras beau dire ce que tu veux mais moi je suis en pleine croissance, j'ai besoin de manger pour grandir !-petit sourire moqueur-

Comme dit précédemment, Yun a le sang chaud, elle s'énerve facilement et malheureusement pour elle, son entourage à tendance à jouer avec ses humeurs. Ou du moins ceux qui s'y risquent, comme sont frère aîné qui ne manquera jamais une occasion pour la faire entrer dans une rage terrible. Pour Hikaru en revanche c'est un cas à part, elle ne peut dignement pas frapper violemment un enfant comme lui jusqu'à ce qu'il cesse. Non. Elle se contente juste de lui faire comprendre son mécontentement et de passer à autre chose. Dans le cas présent, elle préférait manger l'unique macaron qui lui servait de repas. Intrigué, Nomura demande calmement à la jeune fille pourquoi elle mangeait si peu. En guise de réponse elle lui dit :

Yun : Je dois me serrer la ceinture, il se trouve que ma prochaine paye sera réduite...-elle prend un air furieux-

Hikaru : -la bouche pleine- Hein ? Pourquoi ?

Yun : Tout à l'heure...Alors que je venais de rentrer dans la tour, une chose horrible est apparu devant moi...J'entends encore ce grincement dans mes oreilles....

Hikaru : Que...Qu'est-ce que c'était ?

Hikaru en était sûr. Depuis le début il savait qu'il se tramait des choses étranges dans ce vieux temple, il faisait bien de se méfier. Ou du moins c'est ce qu'il pensait. Jusqu'à ce que Yun termine de raconter son récit.

Nomura : Hum ? Alors c'était quoi ?

Yun : Un moustique.

Nomura : Pardon ?

Hikaru : Un moustique ?

Yun : Oui. Un moustique ou un papillon de nuit je ne sais plus...Une de ces saloperies de bestiole c'est pointé devant moi. Comme ça. Mais comme je ne supporte pas d'entendre leurs ailes « grincer » en plein vol et bien j'ai décidé de l'ECRASER tout naturellement. –Yun serre son poing-

Hikaru : -à voix basse à Nomura- Pourquoi insiste-elle autant sur le mot « écraser » ?

Nomura : -lui aussi à voix basse- Ne cherche pas à comprendre...Crois-moi il vaut mieux ne pas savoir pourquoi.

Yun : J'ai donc pris une de mes dagues et j'ai commencé ma chasse au moustique. Au bout de plusieurs essaies, j'ai fini par l'ECRABOUILLER....- elle frappe violemment le comptoir, en voyant sa réaction, Nomura et Hikaru fond un bond en arrière-

Nomura : Ah oui ? Vraiment ?

Yun : ...Oui...Mais malheureusement tout cela n'était pas sans conséquence : j'ai éclaté une ampoule en chemin...J'ai bien essayé de réparer les dégâts mais rien à faire...Je vais devoir payer cette fichu ampoule.

Un moment de silence s'en suit avant que Nomura n'éclate de rire.

Nomura : En même temps à quoi tu t'attendais ? Attaquer un pauvre insecte avec une dague ! Une dague ! Non mais tu te rends compte de l'absurdité de la chose ? Hahahaha ! Bien fait pour toi idiote ! Hahahaha – Il en pleure de rire-

Yun : Bien fait pour ?...Oh Toi..

Le sang lui monte à la tête, elle serre de nouveau son poing et commence à frapper sauvagement Nomura. Il esquive comme il peut jusqu'à ce qu'elle attrape ses joues et ne commence à les étirer dans tous les sens.

Nomura : Non mais....*aïe* ...Yun...pas les joues ...*aïe*

Yun : je vais me gêner tien ! –elle tire encore plus fort-

Hikaru : - gêner-....Heu...Je crois que je vais y aller les gars !

Il quitte la boutique en laissant derrière lui Nomura, qui le suppliait de ne pas l'abandonner avec ce fauve enragé. Il rentra chez lui, se prépara et partit directement dans sa chambre. Avant d'aller dormir, Hikaru avait pour rituel d'aller regarder Espoir depuis la fenêtre située à côté de son lit. Il adorait contempler depuis la hauteur de son appartement les multitudes de petite lanternes qui éclairaient Espoir de mille feux.
Cette nuit était exactement la même qu'il y a maintenant 2 ans très exactement. C'était son tout premier souvenir. Cela le rendait nostalgique. 2 ans venaient de s'écouler, et pendant tout ce temps, il l'avait passé avec ces amis du comité à rire aux éclats ou à travailler dans les quatre coins de la ville.

Et pendant tout ce temps, il n'avait rien appris sur son passé.

Tous les soirs, Hikaru songeait à entreprendre un voyage pour retrouver ses origines. Mais par où commencer ? Il ne savait même pas, et ce n'était surement pas sa précieuse écharpe qui pouvait résoudre son problème. Même s'il savait que c'était impossible, Hikaru voulait connaître la vérité. A un tel point que par moment, cela frisait l'obsession. Même dans son sommeil, ce mystère venait le troubler sous la forme d'un horrible cauchemar qui revenait sans cesse. Qui est-il ? D'où vient-il ? Tant de questions auquel il aimerait une simple réponse. Il referma doucement la fenêtre et s'allongea dans son lit. Il avait beau s'auto-persuader que tout allait bien se passer, il savait délibérément qu'il allait finir par se faire réveiller par les mêmes visions d'horreur que d'habitude. Il regarda le plafond et soupira.

Hikaru : Encore une dure nuit qui s'annonce hein ?

Il s'endormit peu de temps après. Seulement, il ignorait que c'était l'une des dernières nuits qu'il s'apprêtait à passer à Espoir. Avant que son passé ne finisse par le rattraper.